Refaire entièrement une salle de bain revient à 900 à 2 000 euros le m2 en 2026, pose et équipements compris. Pour une pièce de 6 m2, la facture s’étale donc de 7 000 à 25 000 euros selon la gamme. Derrière cette fourchette large se cache un découpage précis : la plomberie et la douche concentrent l’essentiel du budget, tandis que le carrelage et les finitions modulent le reste.
Le budget global selon la gamme retenue
Trois niveaux de finition structurent le marché de la rénovation de salle de bain. L’entrée de gamme conserve la disposition des arrivées d’eau, mise sur des équipements standards et un carrelage économique. La gamme intermédiaire déplace certains réseaux, intègre une douche italienne et un meuble vasque de qualité. Le haut de gamme repense la pièce, multiplie les matériaux nobles et la domotique. Plus la disposition change, plus la plomberie pèse lourd dans le devis.
Ces montants valent pour une pièce de 6 m2 entièrement refaite, dépose comprise, avec une TVA à 10 pour cent pour un logement de plus de deux ans. Le saut entre deux gammes vient rarement d’un seul poste : la robinetterie, le carrelage et le mobilier montent en parallèle. Pour caler une première estimation selon votre surface réelle, le calculateur qui chiffre vos travaux donne un ordre de grandeur en quelques clics.
Le tableau chiffré poste par poste
Voici le coeur du budget : chaque poste avec sa fourchette 2026 et la part qu’il représente sur une rénovation complète de 6 m2. La dépose et la préparation ouvrent le chantier, la plomberie et l’électricité forment le second oeuvre invisible, puis le carrelage et les équipements habillent la pièce. Lire le devis poste par poste évite les mauvaises surprises et permet de comparer deux entreprises sur la même base.
| Poste | Fourchette 2026 | Part du budget | Précision |
|---|---|---|---|
| Dépose et démolition | 500 à 1 500 € | 8 à 12 % | Évacuation des gravats comprise |
| Plomberie complète | 1 500 à 4 500 € | 20 à 30 % | Arrivées, évacuations, raccordements |
| Électricité aux normes | 800 à 2 500 € | 8 à 12 % | Différentiel 30 mA, points lumineux |
| Carrelage posé | 50 à 130 € le m2 | 15 à 20 % | Sol et murs de la zone humide |
| Douche italienne | 1 200 à 3 500 € | 12 à 18 % | Receveur extra-plat, paroi, étanchéité |
| Meuble vasque | 400 à 2 000 € | 5 à 10 % | Pose murale 80 à 150 € en sus |
| WC suspendu | 500 à 1 500 € | 4 à 8 % | Bâti-support inclus |
Ces fourchettes intègrent la main d’oeuvre et une fourniture courante. Un format de carrelage atypique, un réseau à déplacer sur plusieurs mètres ou une étanchéité complexe déplacent chaque ligne vers le haut. La somme des minima reste cohérente avec une entrée de gamme, celle des maxima rejoint le haut de gamme.
La plomberie et la zone douche, le coeur de la facture
La plomberie reste le poste le plus lourd d’une rénovation de salle de bain. Reprendre les arrivées d’eau chaude et froide, refaire les évacuations, poser de nouvelles vannes et raccorder le chauffe-eau coûte 1 500 à 4 500 euros. La fourchette grimpe vite dès que la nouvelle disposition éloigne la douche ou le lavabo des réseaux existants. Garder l’emplacement des points d’eau reste le premier levier d’économie sur un chantier serré.
La douche italienne s’impose désormais comme la pièce maîtresse de la zone humide. Receveur extra-plat ou à carreler, paroi vitrée, robinetterie thermostatique et surtout étanchéité sous carrelage forment un ensemble facturé 1 200 à 3 500 euros posé. L’étanchéité, invisible une fois le carrelage posé, conditionne la durée de vie de toute la pièce et ne souffre aucune approximation.
Cette bascule vers la douche de plain-pied répond autant au confort qu’au maintien à domicile. Une salle de bain sans rebord à enjamber sécurise l’usage sur la durée et ouvre droit à des aides spécifiques, traitées plus bas. Mieux vaut arbitrer entre baignoire et douche dès le premier devis, car ce choix commande l’étanchéité, le format du carrelage et la position des évacuations.
Le carrelage et les finitions visibles
Le carrelage habille le sol et les murs de la zone humide pour 50 à 130 euros le m2 posé. Sur une salle de bain de 6 m2 carrelée au sol et sur la douche, ce poste ressort à 1 500 à 4 000 euros. Le prix au m2 dépend surtout du format : un grand carreau réduit les joints mais demande un support parfaitement plan, tandis qu’une pose en diagonale ou en chevrons allonge le temps de travail et donc la main d’oeuvre.
Les finitions visibles, robinetterie, miroir lumineux, sèche-serviettes et meuble vasque, modulent le ressenti final sans peser autant que le second oeuvre. Un meuble vasque coûte 400 à 2 000 euros, auquel s’ajoutent 80 à 150 euros de pose murale solide. Le WC suspendu avec son bâti-support revient à 500 à 1 500 euros. Ces choix se règlent en dernier et permettent d’ajuster le budget sans toucher au gros du chantier.
Garder ou déplacer la plomberie, l’arbitrage qui change tout
Le choix le plus structurant d’une rénovation tient en une question : conserver la disposition actuelle des arrivées d’eau ou repenser entièrement la pièce. Garder les réseaux en place limite la dépose, raccourcit le chantier et contient le poste plomberie au bas de sa fourchette. Tout déplacer libère l’aménagement mais ajoute des saignées, des reprises d’étanchéité et plusieurs jours de main d’oeuvre.
L’écart sur le seul poste plomberie atteint souvent 1 500 à 2 000 euros, sans compter le carrelage supplémentaire et les jours de chantier en plus. Déplacer un mur ou agrandir la pièce relève alors d’une autre logique de travaux : nos repères sur le budget d’une ouverture de mur porteur aident à cadrer ce type de chantier lourd quand la salle de bain gagne en surface.
La TVA réduite et les aides à mobiliser
Le levier fiscal le plus accessible reste la TVA réduite à 10 pour cent, applicable de droit sur la main d’oeuvre et les fournitures posées par l’entreprise dans un logement de plus de deux ans. Cette réduction s’applique sans démarche, directement sur le devis et la facture. Sur une enveloppe de 12 000 euros, l’écart avec une TVA à 20 pour cent dépasse 1 000 euros, un montant loin d’être anecdotique.
Transformer une baignoire en douche de plain-pied ouvre droit à MaPrimeAdapt pour les seniors et les personnes en perte d’autonomie. Cette aide couvre 50 ou 70 pour cent du montant des travaux d’adaptation selon les revenus, dans la limite de 750 euros HT le m2 sur 80 m2. L’âge requis est de 70 ans, ou 60 à 69 ans sous condition de perte d’autonomie. Vérifiez votre éligibilité avant de signer, car le dossier se monte en amont du chantier.
Certains travaux touchant la structure ou l’aspect extérieur exigent une formalité en mairie avant de commencer. Quand la rénovation s’accompagne d’une ouverture de fenêtre ou d’un agrandissement, mieux vaut anticiper : nos repères sur l’autorisation à déposer avant vos travaux précisent les cas concernés et les délais d’instruction. Demandez toujours un devis détaillé poste par poste et comparez plusieurs entreprises sur la même base avant de vous engager.
